26 janv. 2012

Zea

« Surgissant des entrailles de nulle part, une forme diaphane se laisse deviner à travers une lumière dorée... »
Ce court métrage d'animation a nécessité la mise en œuvre de moyens scientifiques importants : micro-ondes, rayon laser, thermocouples.

Art? Science? Magie? Un film à suspense énigmatique dont le but est de montrer l'explosion d'un phénomène connu. Film sans paroles.

Si vous le pouvez, regardez-le en haute qualité et en plein écran!

Un film de: André Leduc, et Jean-Jacques Leduc, 1981, 5 min 17 s

Source: ONF

25 déc. 2011

L'artisan des couleurs

 

Vincent Deshaies fabrique à la main des couleurs dignes de Vermeer et de Rembrandt

Isabelle Paré 24 décembre 2011 Arts visuels

Photo : François Pesant - Le Devoir

Dans un coin perdu de Parc-Extension, son atelier enchevêtré a des airs de boutique d'apothicaire. Les étagères chatouillent les plafonds, bondées de poches de résines venues d'Afrique, de cires d'abeille qui embaument le miel, de colle de peau de lapin et de pigments aux noms sortis du Moyen Âge. Alchimiste des temps modernes, Vincent Deshaies est le seul artisan au Québec à vendre des huiles naturelles et des pigments à peindre, fabriqués de sa main experte. Des huiles courues par plusieurs peintres, et maintenant expédiées sur quatre continents.
Le jeune patron de Kama Pigments est un genre de Vermeer du troisième millénaire, sans jeune fille à la perle à ses côtés. Certains taillent des costumes uniques pour leurs clients fortunés, lui fabrique des huiles sur mesure pour un Marc Séguin, une Jennifer Hornyak, un Tom Hopkins et une foule d'artistes sans le sou.
Même confiné dans son atelier de Brooklyn, à 600 km de Montréal, le peintre Marc Séguin ne jure plus que par ces huiles, façonnées selon des méthodes qui remontent à la nuit des temps. «C'est un hippie tripeux du XXIe siècle. Dans les cégeps et universités, il donne des conférences sur des techniques ancestrales, qui autrement vont se perdre. Quand il trouve et fixe ses recettes, il est vraiment doué», confie Marc Séguin, qui compare la qualité de ses huiles aux tubes de Lefevre-Fouanet qu'utilisait Jean-Paul Riopelle.

Nuancier du bout du monde
Cramoisi d'Alizarin, résine de Dammar, Colophane, Sandaraque: le catalogue de Vincent Deshaies évoque les caravanes à dos de chameaux et la Route de la soie. La plupart des laques et potions chromatiques utilisées par Deshaies proviennent de minéraux ou de produits naturels, venus du bout du monde. «On fait surtout des peintures à base d'huile de noix, de carthame et d'oeillette, qui sèchent rapidement et jaunissent peu, ce qui est une grande qualité pour une peinture», précise le jeune apothicaire.
Violet Quinacridone, terre de Cassel, vert de Phtalo et bois de campêche: d'autres étiquettes qui sonnent comme des poèmes s'entassent sur les tablettes. «Je tiens une centaine de pigments différents, et des dizaines de laques et d'encaustiques. J'ai aussi de l'ambre, même si je n'en vends que trois fois par année», dit Deshaies, qui compte même dans son carnet de clients une communauté de religieuses russes, ferventes fabricantes d'icônes byzantines.
C'est lorsqu'il étudiait en arts plastiques au cégep que Deshaies, un artiste à la fibre scientifique, a commencé à broyer ses propres pigments, achetés d'un vendeur new-yorkais. Il apprendra tout de ce mentor, venu ensuite s'installer à Québec. Expérimentant le savant dosage des huiles siccatives et des laques, il commence à fabriquer ses propres bâtons d'huile, une rare solution de remplacement aux tubes d'huile offerts dans le commerce.
Une fois son maître reparti dans la Grosse Pomme, Deshaies décide d'ouvrir sa propre boutique à Montréal. Dans un deuxième étage poussiéreux de la rue Jean-Talon, Kama Pigments prend son envol. Peu à peu, les artistes se mettent à défiler dans son arrière-boutique. Le bouche à oreille et la passion dévorante de Vincent Deshaies feront le reste. «Je fais des couleurs en fonction des besoins des artistes. On développe des couleurs ensemble, c'est pour ça que j'ai à mon catalogue aujourd'hui un rose Hornyak et cinq bâtons de couleur Besner, développés expressément pour Dominique Besner», explique-t-il. Ce marchand de couleurs hors norme ne se voit pas comme un phénomène, mais comme un artisan, déterminé à saisir l'infinie subtilité des nuances et des textures recherchées par chaque artiste. «Mon but n'est pas de travailler comme au XIXe siècle, mais d'utiliser les meilleurs matériaux, qui sont finalement les mêmes qu'à l'époque. On peut travailler des mois pour arriver au mélange parfait, tant au niveau de la brillance et de la coloration qu'au niveau du temps de séchage», dit l'ex-artiste.
Avant 1900, à la manière de Vermeer qui broyait l'ocre et le coûteux lapis-lazuli, la plupart des peintres fabriquaient eux-mêmes leurs peintures. Les Hollandais développeront les premières peintures faites à base de résine, ancêtres des huiles d'aujourd'hui. «Il n'y a qu'un siècle qu'il se vend des peintures en tube de façon commerciale», rappelle Deshaies, qui mitonne aussi des encaustiques à partir de rares résines, destinées à clarifier les huiles ou à vernir toiles, meubles et instruments de musique.

À la manière de Rembrandt
Une fois passés les peintres, les luthiers, les ébénistes et les restaurateurs d'œuvres anciennes ratissent sa boutique en quête de laques et de colles semblables à celles choyées au Moyen Âge. «J'ai fait une superbe peinture avec leur ocre espagnol doré. Je l'ai utilisé abondamment pour un petit portrait de Rembrandt que j'ai repris», raconte Ross Montour, un des clients de Deshaies. «Ses couleurs très franches donnent un aspect puissant à mes tableaux. Pour moi, c'est comme un produit du terroir», confie le peintre David Lafrance, mordu de ces huiles saturées de pigments. Les bouquets éclatants de Jennifer Hornyak portent aussi en eux les teintes vibrantes créées sur mesure pour sa palette. La peintre est même allée jusqu'à marauder un ancien assistant de Deshaies, embauché à temps pour fabriquer ses propres coloris!
Les tons concoctés par Vincent Deshaies illuminent aussi les tableaux de Dominique Besner. «Si je lui dis: "Tes blancs sont trop durs", il réajuste. C'est de la haute couture en peinture. Il a créé pour moi cinq teintes que je ne trouvais pas sur le marché», dit Besner, un mordu des bâtons d'huile.
Après 15 ans de travail, Deshaies aura enfin pignon sur rue, rue Saint-Hubert. «Quand Marc [Séguin] a commencé à acheter sa peinture ici, ça ne marchait que par le bouche à oreille. Maintenant, on expédie quatre ou cinq commandes par jour aux États-Unis, en Europe, en Amérique du Sud. On aura même bientôt un site Web au Japon», annonce l'heureux coloriste. Après avoir broyé tous les coloris du nuancier et s'être par moments saigné à blanc, l'artiste s'apprête maintenant à voir la vie en rose. En rose Hornyak, bien sûr.

Source: Le Devoir

19 déc. 2011

Un monde de couleurs

Continent sciences

par Stéphane Deligeorges

Emission  Continent Sciences Écoutez l'émission

57 minutes

Écoutez l'émission

19.12.2011

Les couleurs font partie intégrante de notre vie, sans que nous en connaissions toujours l'origine physique ou chimique. Ainsi, pourquoi la matière émet-elle des lumières colorées ? D'où viennent les lueurs flamboyantes de l'opale ? Qu'est-ce que le jaune de Naples, le bleu outremer ou le vert Milori ? Les couleurs jouent aussi des rôles clés dans le règne animal et le règne végétal. Quelle est leur nature, leur fonction ? Enfin, la culture leur doit beaucoup ; des somptueux vêtements colorés dont l'Homme s'est très tôt paré, en passant à l'art pictural, les couleurs ont trouvé d’immenses terrains d’expressions. Bref, la couleur est à la fois une science, une technologie et un art.

  Bernard Valeur I.DE BRUYN©RADIO FRANCE

Avec Bernard Valeur, physico-chimiste
Il est professeur émérite au Conservatoire national des arts et métiers et chercheur au Laboratoire de photophysique et photochimie supramoléculaires et macromoléculaires de l'Ecole normale supérieure de Cachan.
Il a publié de nombreux ouvrages de vulgarisation sur la lumière et les couleurs, notamment La couleur dans tous ses éclats (Belin, 2011). Pour cet ouvrage, Bernard Valeur a reçu le prix "Le goût des sciences" 2011 décerné par le Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche.

L'espace critique par Rafaële Brillaud :

- Proust était un neuroscientifiquede Jonah Lehrer / Editions Robert Laffont, 2011

 

Lien(s)

Les lauréats du prix "Le goût des sciences" 2011: Le prix "Le goût des sciences 2011" a récompensé Bernard Valeur pour "La couleur dans tous ses éclats", Samir Senoussi et Jérôme Petit pour "Le grand livre des sciences et inventions indiennes" et Thomas Séon et Arnaud Antkowiak pour "Bulles visqueuses".

Document(s)

- La couleur dans tous ses éclats / Bernard Valeur / Belin, 2011

- Lumière et luminescence : ces phénomènes lumineux qui nous entourent / Bernard Valeur / Belin, 2005

- Sons et lumière / Bernard Valeur / Belin, 2008

- Matière et matériaux / Etienne Guyon (coord.) / Belin. Collection Bibliothèque scientifique, 2010

11 déc. 2011

Le crayon

Pour écouter la balado, cliquez sur l’image

Écrire, dessiner, s'exprimer, s'indigner parfois, créer, que ferions-nous sans le crayon? 
Crayon de plomb, plume trempée dans l'encre, stylo à bille, crayon de cire, ses fonctions sont multiples. 
Son coût? De quelques sous pour les crayons de minigolf à des milliers de dollars pour des stylos
Montblanc, Waterman et Cartier
Cette semaine à l'émission, nous recevons le calligraphe Roger Beaudoin, qui nous apprend tout sur l'ancêtre du stylo : la plume!

Raphaëlle Derome se penche sur l'écriture à la main, un geste éminemment complexe pour notre cerveau et pour notre corps.

Marie-Michèle Giguère rencontre Benoît Jacques, un illustrateur architectural qui ne jure que par le crayon, bien que la majorité de ses collègues soient passés à l'ordinateur.

L'auteur et comédien Félix Beaulieu-Duchesneau nous raconte une histoire d'amour entre une page blanche et un crayon à mine HB.

Bruno Testart, un expert en autographes, nous dévoile quels autographes de vedettes valent le plus cher ainsi que les trucs pour distinguer le vrai du faux.

Sources:

25 nov. 2011

Un Lemieux fracasse un record

1910 Remembered de Jean Paul Lemieux

1910 Remembered de Jean Paul Lemieux   © LA MAISON HEFFEL

Une toile du peintre québécois Jean Paul Lemieux a été adjugée à 2 millions de dollars lors d'une vente aux enchères de la Maison Heffel à Toronto, un record mondial pour une œuvre canadienne contemporaine.

« 1910 Remembered est le tableau qui a le plus de valeur dans l'encan, probablement l'une des peintures canadiennes contemporaines les plus reproduites. Tout le monde du Québec reconnaîtra l'image. Il y a plusieurs Québécois qui nous ont dit qu'ils ont grandi avec une affiche de cette œuvre accrochée à leur mur », a déclaré Robert Heffel, le vice-président de la Maison Heffel.

Le dernier record mondial pour une œuvre d'un artiste canadien avait été établi par un tableau de Jean Paul Riopelle, acheté en 2008 pour 1 889 000 $.

Plusieurs autres importantes figurent dans le catalogue de 179 lots, dont La grande fête de Jean-Paul Riopelle, pour laquelle le commissaire-priseur pourrait aller chercher jusqu'à 1,2 million de dollars.

Au terme de l'encan, les sommes amassées pourraient placer cette vente dans les 10 plus lucratives de l'histoire canadienne. La Maison Heffel pourrait aller chercher entre 8 et 12 millions de dollars au total.

EN COMPLÉMENT

Les explications de Sébastien Saint-François  VIDÉO -  Les explications de Sébastien Saint-François

L'entrevue avec le spécialiste du marché de l'art Alain Lacoursière  VIDÉO -  L'entrevue avec le spécialiste du marché de l'art Alain Lacoursière

Source: Radio-canada, Musée des beaux-arts du Canada

31 oct. 2011

Découvrez le Land art

 Le land art est une forme d'art. Les artistes doivent créer des œuvres d'art en plein air, et ce, à partir uniquement de matières naturelles. Les artistes n'utilisent aucun outil électrique.
Depuis 2007, l'évènement Créations-sur-le-champ Land art est présenté à mont Saint-Hilaire afin de permettre au grand public de découvrir des œuvres originales et naturelles. Chaque année, Jérémie Boudreault, la directrice artistique, invite dix artistes qui ont cinq jours pour créer leur œuvre avec des éléments de la nature.
Olivier Lefebvre a créé une mosaïque géante en hommage à Steve Jobs, le fondateur d'Apple
, qui est décédé le 5 octobre 2011. Il a présenté son œuvre d'art conçue à l'aide de 3 500 pommes de différentes couleurs provenant d'un généreux pomiculteur de la région, Michel Robert. Il n'y a pas de gaspillage, car ce sont des pommes à chevreuils.
Si tu veux voir d'autres projets de l'artiste Olivier Lefebvre, visite son site web (version anglaise): www.olivierlefebvre.com

Entrevue exclusive avec l'artiste Olivier Lefebvre.

Pour voir la vidéo, cliquez sur l’image.

Sources: Radio-Canada Jeunesse, Olivier Lefebvre, Ville de Mont Saint-Hilaire.

16 oct. 2011

La créativité

Si vous revoyez ce modèle de chaises que vous étiez si fier d’exhiber il y a dix ans, vingt ans, trente ans, c’est peut-être qu’il avait été créé par le Bauhaus, une école qui a eu beaucoup d’influence sur Jacques Languirand. Il nous parle aussi du processus de créativité qui mène à la découverte et à l’invention. Vidéo N:2 (9 minutes)

Si vous désirez aller plus loin:

- Florence Vinit nous invite à comprendre comment on peut susciter sa propre créativité. Vidéo N:3 (9 minutes)

- Olivier Clerc nous parle de l’humour qui nous permet changer d’angle et créer une nouvelle façon de voir la vie. Vidéo N:4 (8 minutes)

- Caroline-Julie Fortin nous présente un grand créatif littéraire, Guillaume Musso au sujet de son livre L’appel de l’ange.Vidéo N:1 (43 minutes)







Source: Les repères de Languirand